lundi 26 janvier 2015

La gauche radicale française face au défi de l'union

Après le triomphe électoral de Syriza en Grèce, TN Pas Cher Jean-Luc Mélechon avoue réver d'une coalition à gauche pour créer une alternative gouvernementale.
Elle aurait remporté l'élection présidentielle en France qu'elle ne serait probablement pas moins heureuse. Après la victoire de Syriza en Grèce, la gauche radicale française a connu une poussée euphorique, comme si elle aussi venait d'accéder au pouvoir. Avant d'en arriver là, il lui reste tout de même un léger détail à régler: se rassembler. Jean-Luc Mélenchon en rêve désormais à voix haute. Il ne fallait pas beaucoup le pousser dimanche soir pour lui faire évoquer la perspective d'un Syriza à la française. «Je rêve d'une coalition pour faire un gouvernement qui regrouperait le Front de gauche, les écologistes et cette ample frange de socialistes qui n'est pas convertie au système», a expliqué le leader du Parti de gauche. Sac a main Oubliant au passage qu'Alexis Tsipras s'est allié avec la droite souverainiste pour former une majorité. Comme si en France, Jean-Luc Mélenchon devait pactiser avec Nicolas Dupont-Aignan.
La victoire de la gauche radicale grecque a rallumé des étoiles dans les yeux de son homologue française, mais le plus dur reste à faire: mettre d'accord des partis ou des groupes qui, s'ils s'accordent à saluer l'hypothèse d'une alternance européenne et la perspective de la fin de l'austérité, n'en restent pas moins très divisés sur les moyens de la mettre en œuvre. Première à apporter un bémol, l'écologiste Cécile Duflot s'est vite démarquée de Mélenchon. «Nous devons aider la Grèce, mais aussi l'inviter à ne pas tomber dans le piège traditionnel de la gauche, Nike Requin écrit l'ancienne ministre de Jean-Marc Ayrault dans Libération.À une politique absurde d'austérité ne doit pas succéder une politique aveugle de relance.»

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