L'ancien directeur du Fonds monétaire Nike TN international est entendu à partir de mardi devant le tribunal correctionnel de Lille, dans ce qui fait figure en France de spectacle judiciaire de l'année. Il répond de proxénétisme aggravé.
C'est sans conteste la séquence la plus attendue du procès du Carlton: ce mardi, Dominique Strauss-Kahn doit livrer sa version lors de son audition devant le tribunal correctionnel de Lille. Soupçonné d'avoir été, selon l'acte d'accusation, le «Roi de la fête» lors de soirées dans le Nord, mais aussi à Paris et Washington - siège du Fonds monétaire international (FMI)- où trois voyages ont été organisés alors qu'il dirigeait encore l'institution, DSK aura trois jours pour tenter de convaincre qu'il ignorait que les femmes prenant part aux parties fines organisées en sa TN Requin faveur étaient des prostituées.
Il a toujours ramené ces bacchanales à un simple libertinage entre adultes consentants. Les participantes, elles, ont décrit au cours de l'enquête des ébats sexuels relevant du «carnage», «de l'abattage». Sa confrontation avec les témoignages de deux prostituées, ses principales accusatrices, sera le clou de l'épreuve pour celui qui faisait figure de favori pour la présidentielle française de 2012. Agé de 65 ans, il encourt jusqu'à dix ans de prison et 1,5 million d'euros d'amende s'il est reconnu coupable de proxénétisme aggravé. Le parquet de Lille s'était prononcé à l'origine pour un abandon des poursuites contre DSK, l'estimant «bénéficiaire» mais pas instigateur de la prostitution. Mais les juges d'instruction ont décidé de le renvoyer devant le tribunal avec 13 autres prévenus, TN Pas
Cher ayant estimé qu'il savait forcément à qui il avait affaire, et que la spécificité du dossier en fait plus qu'un simple client. Une prostituée, partie civile dans le dossier, a notamment affirmé.
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